Le coq, la croix, la bannière…

Mormoiron : le cours et sa fontaine dans le temps. Pas la moindre trace d'un coqLe 1er magistrat de Mormoiron abuse-t-il de denrées psychotropes pour atteindre des plans supérieurs ? Certains se posent légitimement la question depuis quelques temps. Après avoir fait ériger un coq sur la fontaine du cours au nom d’un passé inexistant à ressusciter, il vient de faire dresser à côté de l’arrêt des cars une croix métallique, symbole religieux qui n’existe plus depuis… 1936 et qui n’a d’ailleurs jamais été implantée en cet endroit.

Mormoiron: l'ancienne croix du cours érigée au droit du quartier saint-roch et du barriotLa crise mystique relève du chemin (de croix) personnel dit-on. On ne sait mais de toute façon en aucun cas du rôle d’un élu de la République laïque et qui plus est en puisant dans les fonds publics. La Loi de séparation des églises et de l’Etat (laïcité) a été promulguée il y a 115 ans déjà, le 9 décembre 1905. Il serait temps de se mettre à jour. La prochaine étape du délire sera-t-elle l’installation d’une francisque pétainiste au fronton de la mairie de Mormoiron?

Partagez !

2 réflexions sur « Le coq, la croix, la bannière… »

    • Respectons la Loi, toute la Loi sans discrimination.
      La Loi française de 1905 qui “codifie” la laïcité, sépare les églises (quelles qu’elles soient) et l’Etat. Elle proclame et assure la liberté de conscience de chacun-e et garantit le libre exercice des cultes. Elle met fin à la notion de « culte reconnu » officiel et fait des Églises des associations de droit privé.
      Conséquemment l’article 2 de la loi stipule : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. […] »*
      L’État, les départements, les communes assurent leur neutralité à l’égard des citoyens, en refusant d’accorder des avantages spécifiques à certains en raison de leurs pratiques cultuelles.
      Conséquemment l’article 4 organise la dévolution des biens des établissements publics du culte à des associations cultuelles.
      Ces associations cultuelles ont pour objet exclusif de « subvenir aux frais, à l’entretien et à l’exercice public d’un culte » (art. 18), elles peuvent recevoir le produit des quêtes et des collectes pour les frais du culte. Elles disposent en plus d’un avantage fiscal important : recevoir des donations et des legs qui sont exonérés de droits de mutation !
      Donc, église chrétienne catholique ou luthérienne, temple protestant, mosquée musulmane, synagogue juive, etc… sont par la Loi placés sur le même pied d’égalité et de libre exercice de leurs pratiques.
      Elles ne peuvent percevoir aucune subvention de l’État, des départements ou des communes*.
      Et les athées, agnostiques, libres penseurs, non-croyants sont également respectés dans leur liberté de pensée, ils ne peuvent légalement se voir imposer des attributs religieux dans l’espace public.
      __
      * hormis -anachronisme – en Alsace-Moselle, deux départements qui relèvent notamment d’un “concordat” datant de 1802 avec le Vatican (époque où ces départements étaient notamment allemands); les curés ( diacres, prêtres, évêques, pasteurs calvinistes et luthériens, rabbins) sont payés sur les deniers publics (niveau fonctionnaires de catégorie A) et bénéficient des Assedic! De plus l’enseignement de la religion est obligatoire dans les écoles publiques (1 heure par semaine) !
      Ne serait-il pas temps que cette exception discriminatoire qui prive les populations locales de la protection de la loi française de laïcité et offre des avantages aux religions et églises change?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.