Non autorisés dans l’Union européenne, des pesticides comme le Movento, le Verseon et l’Avanza sont autorisés en France par dérogations, a révélé le 7 mai le média en ligne Basta ! Un scandale sanitaire se cache derrière la pression des lobbies et la complaisance du pouvoir à leur égard.
Selon la réglementation européenne, en cas de « circonstances exceptionnelles », comme « un danger ou une menace compromettant la production végétale », le ministère de l’Agriculture peut accorder une dérogation de 120 jours maximum.
La filière betteravière est, selon la décision du ministère de l’Agriculture relayée par Basta !, la première à avoir bénéficié, en 2024, de cette dérogation pour le Movento, notamment susceptible de nuire à la fertilité et au fœtus, et est toxique pour les organismes aquatiques.
Récemment, en mars, les pomiculteurs ont été autorisés à réutiliser cet insecticide. Même scénario pour la filière des fruits à pépins et fruits rouges : depuis le 1er mars, une dérogation autorise l’utilisation du Movento.
En 2024, la France a accordé 83 dérogations de pesticides, en deuxième position derrière l’Italie. Un chiffre qui « tend à augmenter ces dernières années », d’après le média en ligne. D’après ses calculs, au 30 avril 2026, « 58 dérogations ont d’ores et déjà été accordées par le ministère ».
Dans la liste des dérogations, Basta ! a également identifié la substance active dimpropyridaz, composant l’insecticide Verseon, ou encore le benzobicyclon, présent dans le désherbant Avanza. Ces deux substances n’ont pas été approuvées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), ni homologuées au niveau européen.
Les années passent, les malades augmentent, les morts meurent dans un silence de plomb pendant que les exploitants agricoles se font des couilles en or grâce à leur syndicat patronal la FNSEA qui a noyauté toutes les institutions et l’appareil d’Etat. Dégeulasse.