Le ras le bol est général. « Gilets jaunes », citoyen-nes, syndicalistes, étudiant-es, lycéen-nes, pompiers, hospitaliers, enseignants, salarié-es du secteur privé comme du public, associations, artistes, universitaires, militant-es de la Paix: chacun-e à une raison de faire entendre sa colère face à un pouvoir politique entièrement tourné vers la satisfaction des exigences des rapaces, financiers, cac40, super-riches et de faire payer leurs dettes par les salarié-es et retraité-es, les chômeurs en cassant un peu plus les services publics. Dans un sondage publié le vendredi 22 août, 63% des personnes interrogées disent adhérer au mouvement. Ce n’est qu’un début.
La colère est forte, ça suffit! Qu’ils dégagent, de Macron à Bayrou en passant par leurs petites mains des cabinets ministériels aux ordre du grand patronat. Blocage sur les axes routiers, péages gratuits, grèves dans les entreprises et services publics, occupations d’administrations, manifestations, arrêt de la consommation et des achats notamment dans les grandes surfaces, blocage des distributeurs de billets, retrait de son argent des comptes bancaires, blocages de dépôts logistiques, ralentissement des cadences: les moyens de se faire entendre et de tourner la page de cette sinistre séquence politicienne libérale sont nombreux.
La grève générale interprofessionnelle est à l’ordre du jour. Cette fois-ci il ne s’agit pas d’un coup d’épée dans l’eau sans débouché politique comme cela a été le cas avec le mouvement des « Gilets jaunes » neutralisé par la macronie et la distance des centrales syndicales avec ce mouvement populaire. A la base la combativité est là. La production cessera dans nombre de secteur: la métallurgie, les cheminots, les enseignants, l’automobile, l’aviation, … Il faut s’attendre à d’autres appels à la mobilisation dès les prochaines semaines en septembre. Au grand dam des oisifs François Hollande et autre Raphaël Glucksmann qui condamnent le mouvement.
Un début qui s’inscrit dans la durée
Le 10 septembre sera un moment qui en appelle d’autres tellement le mécontentement est grand. Ils ont détruit le pays avec leur dogmatisme libéral, leur pseudo ruissellement du haut vers le bas (mon oeil!), leur accumulation et vol de la richesse produite par les travailleur-ses, leur volonté de faire payer leurs dettes abyssales par le reste de la société qui représente 95% des habitants: les travailleur-ses, les privé-es d’emplois, les retraité-es.
Dire stop à Bayrou-Macron-Medef et à leur plan d’austérité ravageur, c’est aussi ouvrir des perspectives de sortie de ce système mortifère, de refaire cause commune, de replacer l’écologie et l’humain au coeur d’une société solidaire et démocratique, de partir des besoins à satisfaire du plus grand nombre (la « demande ») et non plus des profits financiers à réaliser par quelque -uns (« l’offre »).
La démocratie citoyenne
Des « agoras et rencontres » citoyennes se mettent en place dans les villes de Vaucluse et partout en France (tenez-vous informés, prenez contact là où vous vivez et travaillez, impliquez-vous ne restez pas spectateur-trice)*. Retrouvailles à la base au plus près de chacun-es pour élaborer en commun les actions à mener, les stratégies de lutte et leurs débouchés, s’inscrire dans la durée en lançant par exemple une solidarité citoyenne par des « caisses de solidarité » pour permettre à ceux et celles qui ne peuvent se mettre en grève trop longtemps de recevoir une aide pour poursuivre le mouvement; l’organisation de repas partagés. Ils ont le fric, nous avons la solidarité.
La puissance du peuple peu devenir une vague qui emporte avec elle un vieux monde à bout de souffle, d’injustices, d’inégalités et de misère qui ne propose comme présent que la guerre et la violence, les profits pour les actionnaires de l’armement après avoir largement arrosé ceux de Big-pharma et des technologies spéculatives et oppresseuses des Gafam et autres spéculateurs de l’I.A et de la bourse (appeler pudiquement les acteurs économiques et financiers). Nos vies valent plus que leurs profits.
Unité, union populaire, solidarité
Cette résistance civique tiendra d’autant plus que les uns les autres feront cause commune, se soutiendront sans ségrégation aucune, par la convergence des luttes, dans la clarté des objectifs en rejetant tout ce qui peu diviser et faire le jeu des dominants. De l’indignation à une nouvelle vie. La seule chute de Bayrou ne changera rien à la situation car il serait remplacé par un clone qui tentera d’imposer lui-aussi un budget d’austérité et de mépris similaire. C’est tout le système qu’il faut changer.
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* Pour le Comtat Venaissin est déjà prévue une agora citoyenne le 10 septembre au matin à partir de 10 heures sur la grande place de la mairie.
Pour Avignon : le 8 septembre à 18heures 30 devant la mairie (jour du refus du vote de confiance à l’Assemblée Nationale ) fêtons le départ de Bayrou et organisons la suite.
Vaucluse: Facebook: Indignons-nous 10 septembre Vaucluse , courriel: indignonsnous84@proton.me
National: https://indignonsnous.fr/
Paca: https://t.me/+6nGU1MKqF1E1MTI0
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Un premier tract ici en .pdf : https://www.mormoiron.org/wp-content/uploads/2025/08/2025-09-10_Tract%20imprimable.pdf
Que des organisations politiques s’intéressent à ce blocage, c’est normal, surtout à cette période. D’ailleurs leur vocation première est d’essayer d’être en phase avec un mouvement populaire. Que ces partis ou mouvements politiques essaient de récupérer ce blocage national, c’est possible, c’est aussi leur vocation. On ne voit pas pourquoi et au nom de quoi on leur interdirait de participer. De là à dire que leur présence détruit de facto le mouvement, c’est des propos qui ne peuvent qu’aller dans le sens du Pouvoir en place et de l’extrême droite. Tout cela relayé par les médias qui sont très souvent les paillassons de la droite et qui essayent de trouver tous les arguments pour saboter le mouvement et de présenter le 10 septembre comme un épouvantail.
Ce qui est plus efficace est d’organiser le mouvement de telle manière que sans les rejeter, même en les intégrant, que ce mouvement ait sa propre dynamique, originale et assumée par son encadrement propre (assemblées générales, groupes locaux comme Avignon, Carpentras etc …), des systèmes d’autodéfense, service d’ordre,, chaîne de solidarité etc …
Ces organisations pour ce mouvement citoyen ne sont plus des concurrents mais des partenaires qui peuvent jouer un rôle utile pour ce mouvement .
Ne nous divisons pas ça fait le jeu de ceux qui nous font du mal, pouvoir et patronat. Multiplions plutôt les actions et fédérons-nous librement et démocratiquement. Chacun-e à sa place à tenir dans ce mouvement populaire.