14 juillet 1789, Paris, le peuple parisien prend d’assaut la prison de la Bastille où la monarchie emprisonne des serfs-paysans, artisans, contestataires, rebelles. C’est la première intervention d’ampleur du peuple au cours de la Révolution et dans la vie politique française jusque là monopolisée par les nobles et le clergé. Ces derniers n’hésitent pas à trahir le pays en faisant appel à des troupes mercenaires étrangères qui tentent d’encercler Paris. Au terme d’un siège déterminé la forteresse royale se rend après que la garnison ait tué plus d’une centaine d’insurgés. Dans la foulée se réunissent des Etats généraux du Tiers-état qui se proclament en Assemblée constituante. La monarchie, le droit divin et les religieux qui opprimaient le peuple sont abattus… Partout en Europe un air de liberté souffle sur les pays et les peuples asservis. N’en déplaise à Macron qui n’a pas hésité pour son défilé guerrier et menaçant à faire appel à France-Travail pour recruter une claque payée 500€ par tête de pipe: le 14 juillet n’est pas une parade militaire mais l’irruption du peuple dans l’Histoire pour son émancipation.
Si les descendants de la noblesse reconvertis aujourd’hui en puissance financière et économique ont repris le pouvoir à la faveur de l’émergence de la bourgeoise et réinstauré leur domination sur le peuple sous la forme capitaliste, toute l’Histoire des pays démontre que ce temps de domination/soumission n’est pas éternel. Le mécontentement se propage, l’esprit révolutionnaire couve. C’est le cas en Afrique qui se libère de l’oppression des anciennes puissances coloniales dont la France. C’est, sous une autre forme, aux USA des travailleurs et la population qui s’organisent pour contester non seulement le « trumpiste fascisant » mais aussi la collaboration des dirigeants du parti démocrate tel à New-York en vue des élections de mi-mandat la désignation de représentants de l’aile gauche de ce parti derrière le maire de la ville
Mais l’horreur du retour en arrière encore plus féroce menace toujours. C’est la cas en France avec un projet macroniste puissance 10 porté par le RN et ses chefs. Les 3/4 des votes de leurs député-es à l’Assemblé Nationales sont identiques à ceux de la droite et des macronistes d’E.Philippe, de G.Attal, de F.Bayrou. A leur calendrier: la régression sociale, la soumission des travailleurs, le chacun-e pour soi, la casse des conquis sociaux et environnementaux, la mise en place d’un appareil répressif policier violent via une loi à l’A-N votée par RN/LR/Macronistes et donnant à la police un « droit de tuer a-priori« , abrogeant de fait ainsi l’Etat de droit, la présomption d’innocence et les libertés.
La prise de conscience des soumis-es, des travailleurs contraints de vendre leur force de travail à un patronat toujours plus arrogant, des retraités, des petits paysans est à l’ordre du jour. L’échéance électorale qui se dessine dans quelques mois (avril 2027) permettra, en parallèle aux mobilisations possibles dans les entreprises et les quartiers, de contester ce système d’oppression, verrouillé institutionnellement et faisant le lit de l’extrême-droite et du fascisme. Au-delà de la propagande médiatique mise en scène par les grands intérêts privés (V.Bolloré, B.Arnault et autres milliardaires) la situation ne permet pas de tergiverser et de tenter encore une fois de prendre une voie médiane, de petits arrangements entre amis et de collaboration de classes. Ceux et celles qui feraient ce choix mortel porteraient une très lourde responsabilité devant les générations futures alors qu’une autre voie, celle de l’émancipation, est possible.
J.R