Depuis la mort du militant d’extrême-droite, Deranque, à Lyon, les médias institutionnels privés et publics ont braqué les projecteurs, mal ou bien intentionnés, sur le Vaucluse avec en ligne de mire …
… d’un côté le député LFI avignonais Raphael Arnault, élu en 2024 avec 54,98 % des voix face à la députée sortante du Rassemblement national (RN), diplômé de l’université Lumière-Lyon II, assistant d’éducation, membre du NPA jusqu’en 2024, co-fondateur en 2018 du groupe antifasciste « Jeune Garde », agressé en septembre 2021 par des membres du groupe d’extrême droite « Zouaves Paris » alors qu’il sort d’un train à Paris-Gare-de-Lyon.
Comme de nombreux militants écologistes/syndicalistes/opposants politiques il est classé par l’administration policière » S » (un classement purement administrativo-bureaucratique sans inculpation, ni procès, ni jugement mais que l’extrême-droite ressasse depuis des années tout comme sa condamnation en mars 2025 pour des affrontements remontant à 2022 criminalisant ainsi l’engagement militant antifasciste contre la violence de l’extrême-droite).
On voit souvent le député aux côtés des grévistes, des habitants des quartiers populaires, dans les luttes écologistes et sociales. Raphael Arnault n’était pas sur les lieux de l’affrontement lyonnais du 12 février 2026.
… et de l’autre côté, avec le soutien des médias, la leader du défilé en hommage au militant d’extrême-droite mort dans la rixe, la carpentrassienne Aliette Espieux. C’est la fondatrice du mouvement anti-IVG « Génération pro-vie » liée aux milieux d’extrême-droite, elle est la porte-parole en 2019 du mouvement anti-avortement « Marche pour la vie ». Elle s’oppose à la contraception et à l’aide à la fin de vie. Elle a été candidate sur la liste RN des municipales de 2020 dans le cinquième arrondissement de Lyon puis soutien du condamné pour propos racistes et incitation à la haine raciale Eric Zemour avant de soutenir au final Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2022.
Elle est issue d’une famille catholique intégriste de 13 enfants (elle est la benjamine) dont le père est militaire commissaire-colonel de l’Armée de l’air, catholique intégriste. L’un de ses frères, Baudoin, est déjà père de six enfants. Elle est descendante des familles de la noblesse De Bodin de Galembert, De l’Estoile, De Fontenay. Elle est alternante en communication pour la plateforme de prières en ligne Hozana, financée par le milliardaire catholique d’extrême-droite Pierre-Édouard Stérin proche du milliardaire Bolloré (CNews, le Journal du Dimanche, Canal+, Europe1, Hachette, Prisma Media, Femme actuelle, Voici, Geo, Gala, Capital…) et soutien du RN.
Elle est la femme du militant néo-nazi Eliot Bertin mis en examen en février 2024 pour association de malfaiteurs, fondateur du groupuscule néofasciste « Lyon populaire » héritier du groupuscule « Bastion social » dissous pour « apologie de la collaboration avec le nazisme et provocation à la haine, à la violence et à la discrimination envers les étrangers » et auteur de nombreuses agressions. Lors de la marche d’hommage on a pu voir des personnes portant tee-shirt avec des « H.H » pour « Heil Hitler », de nombreux bras tendus en salut nazi, et entendu de nombreux slogans et propos racistes. Que du beau monde et des gentils.
Qui est le le néo-nazi mort?
Quentin Deranque est proche du groupuscule extrémiste et fasciste « Action Française » groupe royaliste et antisémite très violent qui formait des Ligues de combat dans les années 1930 pour assassiner des juifs et des communistes. Il est cofondateur du groupuscule néofasciste « Les Allobroges » basé à Bourgoin-Jallieu en Isère. Il participe avec ce collectif à l’édition 2025 du rassemblement néofasciste et néonazi du « Comité du 9-Mai » marche autorisée par Bruno Retailleau montrant la collusion entre le gouvernement et l’extrême-droite la plus violente. Derange commémore ainsi, arborant le cache-cou officiel de l’événement, la mort de Sébastien Deyzieu, un militant du groupuscule pétainiste l’Œuvre française décédé en 1994 à la suite d’une course-poursuite avec la police,
Les Allobroges partagent des positions suprémacistes et anti-immigration et entretiennent des liens avec d’autres groupuscules néofascistes de la région, dont les membres d’Audace et les Bayards Grenoble, ainsi qu’avec les hooligans des Bourgoin Defenders. Audace Lyon confirme à l’AFP la participation de Deranque « à de nombreux entraînements sportifs » de boxe et de combat de rue. Il y accompagne souvent son co-locataire d’extrême-doite, Rémy Chemain, lui-même renvoyé en juin 2021 devant le tribunal pour enfants pour son implication dans l’expédition punitive menée en avril 2018 par des militants du Bastion social dans une salle de concert lyonnaise. Ce Rémy est adepte de la paroisse viennoise Notre-Dame-de-l’Isle et a fait un pèlerinage avec le père de Quentin.
« Le Monde » indique que le groupe, créé pour « défendre les intérêts des Français d’ascendance européenne », fait selon ses propres termes de l’entraînement à l’« autodéfense blanche » un pilier de son engagement, afin de « défendre » le terrain lyonnais face aux antifascistes. Deranque participe aussi jusqu’à la semaine précédant sa mort aux entraînements physiques de ce même groupe nationaliste-révolutionnaire lyonnais, Audace. Audace Lyon a pour slogan «jeune blanc, rejoins ton clan», et leur compte instagram montre des vidéos d’entraînements au combat appelant à s’organiser contre «les ennemis de notre peuple, gauchistes, islamistes et bandes ethniques». Dans ces vidéos virilistes, les membres galvanisés s’entraînent à tuer pour défendre la «race blanche».
Le vendredi 13 février, à l’occasion d’une messe en l’honneur de Quentin Deranque donnée à l’église Saint-Georges ont pu être vu dans l’assemblée plusieurs figures de l’extrême droite locale, dont Calixte Guy-Mathon (ancien leader du groupuscule dissous Lyon populaire, désormais porte-parole d’Audace) ou encore Camille Ressicaud (responsable du Rassemblement National- jeunesse dans le Rhône).
On a vu Quentin Deranque aux côtes des membres du groupe d’extrême-droite GUD à Paris, dont le fondateur Frédéric Châtillon, condamné pour escroquerie (2) est le patron de l’agence de communication Riwal, prestataire de services du Front national et du micro-parti de Marine LePen « Jeanne ».
Deranque, converti au catholicisme intransigeant, est un fidèle de plusieurs églises catholiques traditionalistes et d’après l’une de ses amies, « Quentin est devenu catholique pour des raisons identitaires : le patriotisme et l’amour de Dieu sont liés chez lui ». il participe régulièrement aux événements de l’organisation catholique intégrale et identitaire « Academia Christiana » sans en être formellement membre (Academia Christiana est une organisation identitaire et catholique traditionaliste française fondée en 2013 par Julien Langella, cofondateur de Génération identitaire, qui organise notamment une université d’été annuelle rassemblant diverses tendances de l’extrême droite française. Academia Christiana est opposée à l’immigration, rejette l’islam et l’écologie politique, propage un antisémitisme virulent, recommande la lecture d’ouvrages antisémites, refuse toute relégation de la vie chrétienne uniquement à la sphère intime; en 2018, l’organisation signe un appel à l’union des droites lancé par le maire extrémiste de Béziers Robert Ménard et apporte son soutien à Éric Zemmour lors de l’élection présidentielle de 2022). Sa mère s’est inquiétée à plusieurs reprises de ses fréquentations.
Le déroulement fatidique
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Quentin Deranque faisait parti du commando d’une quinzaine d’individus cagoulés, armés de barre de fer, de bombes lacrymogènes, de gants à coques et certains de casques de motos qui tendit un guet-apens à de jeunes étudiants et jeunes travailleurs antifascistes se rendant (on peu le penser) à la conférence de la députée européenne LFI Rima Hassan donnée à l’Institut d’Etudes Politique de Lyon (1) à 300m du lieu de la rixe. Dans ce commando a pu être reconnu celui qui met des coups avec la béquille (Valentin Seddas, militant d’Héritage et hooligan lyonnais), aussi reconnu en première ligne et en position de garde prêt à porter des coups sur les militants de gauche un autre membre de Héritage et ultra de l’OL (Antoine Tignel ). Il sera reconnu lors de la bagarre après que son cache-cou ait été arraché. Une semaine avant l’attaque à proximité de la conférence de Rima Hassan, le jeudi 5 février, une descente fasciste a visé des étudiants à l’université Lyon 3. Seddas et Tignel étaient tous deux présents et ont frappé des personnes au sol.
Près d’une heure plus tôt un groupuscule raciste, pro-Nethanayou et anti-IVG d’extrême-droite composé de quelques individues, répondant au nom de « Némésis », a tenté d’empêcher le bon déroulement de cette conférence à 200m du lieu où elle se déroulait. Une échauffourée à eu lieu avec des jeunes antifas. Mais la rencontre avec la députée s’est tenue dans le calme et tou-tes les jeunes étudiant-es et autres participant-es sont repartis chez eux ravis et tranquillement. Le service d’ordre de la soirée n’a pas eu à intervenir.
On en sait à présent un peu plus sur le déroulé de cette fin de journée du 12 février 2026. Plusieurs enquêtes menées par différents médias ont remis en cause la version initiale présentée par « Némésis » et propagée abondamment par les médias institutionnels et les politiciens complaisants à l’égard de l’extrême-droite notamment sur la responsabilité des affrontements. La stratégie est systématique : commettre le maximum de violence et mettre en scène sa propre victimisation, à l’aide de médias complices. Mais le récit mensonger de l’extrême droite est en train de vaciller grâce au travail de journalistes indépendant·es et aux militant·es de terrain.
Les médias n’ont diffusé que certaines images et vidéos des affrontements ou le militant nationaliste a été grièvement blessé alors que celles transmises par des témoins montrant le guet-apens qui a précédé ont été cachées. C’est le « Canard Enchaîné » qui les a publiées sur .son site internet. Violentes et montrant l’enchaînement des faits. La violence des agresseurs d’extrême-droite, tout de noir vétus, est terrifiante face à des jeunes sans autre protection que leur vêtements de ville et leur poings nus. Parmi les agressés se trouvent un jeune assistant parlementaire et un ancien stagiaire lyonnais antifascistes du député vauclusien Raphael Arnault. Ce dernier n’étant pas sur les lieux. Dans un second temps et un peu plus loin, la rixe s’est poursuivie avec quelques protagonistes. Une fois à terre et molesté, le militant fasciste qui avait agressé les jeunes antifas, est abandonné par le gros du commando néo-fasciste. Il se relève et refuse d’être emmenée à l’hôpital comme le proposent des témoins. Deux militants d’extrême-droite qui avaient poursuivit l’affrontement à ses côtés l’emmènent avec eux en direction des quais du Rhône à plus de 2km de là. Ils appellent enfin les pompiers. Deux jours plus tard le militant d’extrême-droite décéde à l’hôpital.
Un contexte dangereux
Ce n’est pas la première fois qu’à Lyon, notamment, ont lieu de tels affrontements entre les groupuscules fascistes et les jeunes « antifas ». La ville est le théâtre depuis près de dix années d’une implantation de milices racistes d’extrême-droite qui agressent les étrangers, saccagent les commerces tenus par des maghrébins, incendient les locaux citoyens alternatifs ou de LFI, défilent la nuit en tenues sombres à la lueur de flambeaux aux cris de « la France aux français » et « musulmans dehors », attaquent la « fête de la musique » pas assez française à leurs yeux. La population tente de résister et les plus courageux s’organisent pour contrer cette violence et la menace néo-fasciste.
Les commentateurs médiatiques qui vivent dans les beaux quartiers et les villes huppées ignorent cette réalité ou feignent de l’ignorer. Le danger est pourtant bien présent favorisé par la politique de paupérisation, de soutien aux nantis et autre spéculateurs menée depuis sa première élection par Macron qui en est le premier responsable. Et renforcée par la complaisance à l’égard du Front National rebaptisé Rassemblement National et sa « dédiabolisation » pour faire obstacle au changement. « Plutôt Hitler que le Front Populaire » clamait déjà le grand patronat et ses valets politiciens à la veille de l’accession au pouvoir du dictateur nazi.
A plusieurs reprises Raphael Arnault a alerté sur les risques
A de nombreuses reprise Raphael Arnault a alerté sur le risque que faisait courir à la tranquillité publique et à la vie démocratique les agissements des groupuscules néo-nazis, nationalistes, intégristes et que cela risquait de finir mal. Sans succès. Pourtant les services de polices comme les organismes statistiques officiels ont recensé pas moins de 102 actions violentes imputables à l’extrême-droite à Lyon depuis 2022. Depuis cette même année 12 personnes ont été tuées en France par l’extrême-droite. Pas une n’a eu droit à un hommage à l’Assemblée Nationale tel celui rendu au militant nazi Deranque, le premier depuis 1944! à l’initiative de l’extrémiste Ciotti et proposée par la présidente de l’A.N Yael Braun-Pivet.
Le 30 mai 2013 un autre identitaire fasciste, Maxime Gaucher, a été condamné par la justice pour agression, il était aussi candidat du FN aux élections cantonales de 2009 et participant au séminaire intégriste « Une Autre Jeunesse » organisé à Orange (vaucluse) en mai 2012 . En novembre 2023, une quarantaine d’individus d’extrême droite, notamment issus du collectif Lyon populaire (2019-2025) et regroupés sous l’appellation générique « Guignol Squad », ont attaqué une conférence sur Gaza blessant sept personnes. L’avocat de la famille de Quentin Deranque, Fabien Rajon, était déjà le défenseur d’un des militants fasciste mis en cause dans l’attaque avec des barres de fer à la Maison des Passages. En novembre 2025, l’ancien juge et ex-vice-président du Syndicat de la magistrature, Albert Lévy annonce qu’il conduira la liste de la France Insoumise aux municipales dans le 3e arrondissement de Lyon. Il est aussitôt la cible d’insultes antisémites sur les réseaux sociaux : « Levy, est le traître parfait et le 1er antisémite !« , « Les 2 communautés qu’il faudrait expulser d’occident« . Rappelons que c’est à Lyon que la petite-fille de LePen, Marion, a implanté son école de formation a destination de jeunes nationalistes d’extrême-droite pour en faire des personnes respectables capables d’intégrer les cabinets ministériels, administrations et les rouages de l’Etat et des entreprises.
L’instrumentalisation historique par l’extrême-droite
Mettre sur le même plan les néo-nazis et les antifascistes est une construction idéologique négationniste de toute l’histoire de la Résistance et des antifascistes face aux pulsions mortifère du fascisme. De toute l’Histoire. Celle qui a vu des millions de morts assassinés par l’extrême-droite au pouvoir en Allemagne comme en France. Historiquement, l’extrême droite a souvent instrumentalisé des violences comme celle du 12 février à Lyon pour mettre au pas toute la société. En 1930, la mort du militant nazi Horst Wessel, engagé dans la SA, a été transformée en mythe par Goebbels au service de la victimisation du parti nazi. Mais plus proche de nous, rappelons nous comment, aux États-Unis, Trump et les siens ont instrumentalisé l’assassinat de Charlie Kirk pour réprimer les mouvements sociaux et classer officiellement les antifacistes comme mouvement terroriste.
Les politiciens sans scrupules qui jouent aujourd’hui cette participation nauséabonde, sommant « La France Insoumise » de radier le député vauclusien de ses rangs et les désignant comme responsables de la mort du fasciste lyonnais encouragent de fait l’extrême-droite dans sa conquête du pouvoir et renient les enseignements et avancées sociales du Conseil National de la Résistance. L’extrême droitisation des discours médiatiques et politiques quotidiens depuis des années, la violence institutionnelle d’Etat comme celle des groupuscules nazillons trouvent leur prolongement et leur creuset dans le parti d’extrême-droite RN. Ils ne sont pas l’expression d’idées acceptables et tolérables. Le racisme n’est pas une opinion c’est un délit, le fascisme est un crime. Diviser la société entre bons et mauvais français selon leur positionnement politique, la couleur de peau, l’origine culturelle, leur généalogie, et quoi encore, est un poison visant à instaurer un Etat totalitaire et répressif antidémocratique. C’est la négation de la République.
Choisir la voie de la fraternité, de la liberté, de l’émancipation
Il est grand temps de se réveiller, de sortir de la torpeur morale et intellectuelle imposée par l’idéologie capitaliste, consumériste, d’indifférence au bien commun et de renoncement à l’engagement pour les valeurs humanistes et émancipatrices. Après il sera trop tard.
On préférerait que la violence n’existe pas, que les racistes n’existent pas, que les fascistes n’existent pas, que les ligues d’extrême-droite qui prônent la haine et la ségrégation n’existent pas, que les agressions et meurtres perpétrés contre les immigrés et militants de gauche n’existent pas mais cette réalité existe malheureusement bel et bien. En France et dans d’autres pays. Dans ce contexte, comme dans des contextes historiques passés, qu’on le souhaite ou non, il faut choisir son camps. Comme le disent dans un vibrant appel de nombreuses associations, collectifs, groupements, partis, organisations vauclusiennes dans un appel : « Affirmer notre antifascisme : le devoir du moment« .
Esther Helle
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(1) L’Institut abrite également le Centre d’histoire de la résistance et de la déportation . Ce bâtiment a été occupé par la Gestapo, dirigée par le lieutenant nazi tortionnaire Klaus Barbie. Les caves, où se tiennent aujourd’hui la plupart des expositions temporaires, servaient alors de geôles pour les prisonniers avant les terribles interrogatoires.
(2) on a vu côte à côte Fréderic Châtillon avec le vice-président du RN et maire RN de Fréjus (Var) David Rachline poursuivis pour marchés truqués et arrangements douteux avec un entrepreneur. Depuis, ce dernier, a disparu de l’organigramme du RN.
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sources: Le Monde, le Canard Enchaîné, Contre-Attaque, Médiapart, Lyon89, Le Figaro, des témoins locaux et militants de gauche, et nos investigations.
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Dernière heure.
> 24-02-2026_20h50 : Depuis la publication de notre enquête, notre site est l’objet de campagne de trols visant à saturer notre serveur par une multitude de commentaires, souvent identiques, aux propos agressifs, virulents voir menaçants. Nous envisageons d’interrompre l’option « commentaire » si ce harcèlement devait continuer de mettre en péril notre site.
Enfin une information qui replace les faits et les actes des uns et des autres et démontre bien l’idéologie d’extrême-droite qui anime tant les groupuscule que le parti avec pignon sur rue.
Mettre sur le même pied d’égalité l’extrême-droite raciste et fasciste avec les antifascistes est comme s’aligner sur la propagande nazie qui taxait les Résistants à l’hitlérisme de terroristes.
Une logorrhée juste pour se faire plaisir et faire plaisir à l’extrême gauche. La réalité c’est qu’un jeune certes entrainé dans des idéologies repoussantes (fasciste étant un terme à la mode) a été tabassé à mort par des abrutis se revendiquant antifas. Arnault a été condamné pour violences par la Justice, que ça vous plaise ou pas c’est pareil, ou alors il faut aussi crier à l’injustice quand c’est le RN qui est condamné, dés lors il devrait être expulsé de LFI. Mais il ne le sera pas, et LFI va perdre beaucoup de voix à cause de cela, et comme d’habitude accusera les autres, les médias, alors que ce mouvement peu démocratique au service d’un gourou et de quelques proches (un grand nombre étant partis), est responsable de sa déroute à venir, qui est assurée, on le verra aux Municipales puis à la Présidentielle, où le vieillard Mélenchon ne va pas manquer de se présenter. La déroute de LFI sera de salubrité publique, vu les détestables positions partisanes sur Maduro, le Hamas, Poutine…Evidemment la droite et l’extrême droite devraient aussi faire le ménage dans leurs organisations, et d’une manière générale, l’Etat devrait réellement s’occuper des groupuscules violents, évidemment majoritaires à l’extrême droite, mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire contre les violences d’extrême gauche.
La lâcheté, la posture de surplomb des donneur-ses de leçon sont bien documentées historiquement. Elles conduisent souvent à des positions contre son propre camp et conduisent à l’avènement de l’odieux et de la mort. Pour ceux qui pratiquent cette stratégie somnifère le réveil est souvent douloureux, mais il est trop tard. Pour se racheter ils font alors ami-ami avec ceux et celles sur lesquels ils crachaient quelque temps auparavant. On a nommé cela « les résistants de la dernière heure ».
Merci pour ce contre-poison et le travail d’enquête en profondeur réalisé.
Un jeune adulte a été tué. C’est triste. D’autres malheureusement sont morts avant lui (sans que, il faut le reconnaître, cela fasse grand bruit médiatique et politique). Cela montre aussi la dégradation du fonctionnement de nos sociétés à bout de souffle où certain-es tentent de trouver un sens à leur malaise en tombant dans la violence, l’extrémisme religieux et politique ou bien en se raccrochant à une illusoire troisième voie de consensus (comme on l’a vue à l’Assemblée Nationale dernièrement) qui, au final, renie les valeurs de départ et se complet dans l’incantation stratégique politicienne.