Parmi les 5000 participant-es à l’université d’été de la France Insoumise à Valence (AMFIS 2025) du 21 jusqu’au 24 août, 250 venaient de Paca dont de nombreux-ses de Vaucluse et certain-es de Mormoiron. Ils nous restituent ambiance et contenus tels qu’ils-elles l’ont vécu assez loin du discours des « répétiteurs automatiques » des médias dominants tenus par 5 millionnaires ou le gouvernement et leurs fake-news..
Nous, de Mormoiron ne sommes pas à LFI mais sympathisant-es et très attentifs au seul programme qui nous apparaît global et cohérent, qui réponde à l’état de crise de notre société et propose une issue pour rétablir le pays et permettre à ses citoyens un Avenir en commun. Programme et plans de mise en place qui sont réactualisés chaque année et développent la démocratie, l’écologie, le social, le logement, la culture, bref qui abordent tous les domaines de la vie concrète des gens et qui n’est pas un catalogue électoraliste politicien et des réponses toutes faites mais des trajectoires, des objectifs, des moyens construits par des centaines de personnes et militant-es et que chacun-e peu enrichir… (voir les livrets thématiques)
Réflexions, discussions, débats,
Après les mots d’accueil et de bienvenue des élu-es LFI Clémence Guetté (co-présidente de l’Institut La Boétie) et Bastien Lachaud, les AMFIS 2025 ont débutté avec une programmation exceptionnelle . Cet évènement phare de la rentrée politique est organisé depuis huit ans à Chateauneuf sur Isère près de Valence: quelques 135 temps forts différents : conférences (dans l’amphithéâtre Louise-Michel de 600 places du palais des congrès), ateliers et formations (sous tentes-barnum d’une centaine de places chacune), débats, évènements culturels (sur la petite scène), meeting (sur la grande scène installée sur le lac) animés par plus de 230 intervenant•es à parité femme-homme. Dont des parlementaires, universitaires et chercheurs (70), intellectuels tels des sociologues, philosophes, économistes, 80 syndicalistes et militants associatifs, et des formations politiques internationales, ONG,…
Riche débat aussi avec le Président du Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (KLNKS) pays autrement appelée par le colonialisme Nouvelle-Calédonie.
Difficile de choisir parmi tant de propositions, aussi nous nous sommes répartis les créneaux horaires et les thématiques et à l’issue de chaque événement nous avons fait un débrief.
Ce fut aussi un village du livre avec des centaines d’ouvrages présentés par près de 35 éditeurs et éditrices, un village des associations et organisations – plus de 40 installées sous tentes- syndicales, politiques, écologistes, éducatives françaises et internationales, des stands d’élu-es au parlement européen, à l’Assemblée nationale, dans les mairies et les départements. Des discussions informelles et enrichissante aussi telles aux stands des travailleurs sous-traités du nucléaire (« Ma zone contrôlée« ), des lycéens de l’Union syndicale lycéenne, de l’Union Juive pour la Paix (UJFP), ou encore de la « Jeune Garde » antifasciste,…
Un moment de formation intellectuelle et pratique, dans la bienveillance et la fraternité, le partage, la tolérance et l’enrichissement éthique, collectif et personnel.
Nous avons aussi été impressionné-es par l’organisation de ces quatre jours au cours desquels des centaines de bénévoles ont donné de leurs temps pour réaliser un tel défi organisationnel et technique, accueil, logistique, sécurité, médecins, communication, transports, cantines, garderies, bagagerie, animations enfants, nettoyage et entretien.
Le débat et la réflexion, les analyses théoriques et stratégiques étaient directement en lien avec la réalité vécue par les habitants, travailleurs et salariés et retraité-es du pays. Ainsi de la mise à l’honneur de syndicalistes de la métallurgie ou des cheminots appelant à la grève générale et reconductible et du soutien actif au mouvement du 10 septembre et ses assemblées citoyennes pour leur donner une puissance et un débouché politique face au pouvoir libéral dogmatique et destructeur en place.
Côté élu-es: actions de relais des luttes aux parlements
Lors de plusieurs meeting l’annonce de la motion de censure insoumise du 23 septembre – et peut-être avant si l’illégitime Bayrou tente le coup de force en misant sur les peurs – a été très applaudie. Tout comme l’annonce par Jean-Luc Mélenchon du dépôt d’un texte de destitution d’Emmanuel Macron.
De son côté, Emma Fourreau, députée française LFI au Parlement européen qui se trouvait à bord d’une des flotilles qui ont tenté de briser le blocus illégal de Gaza et l’imposition de la famine par le gouvernement d’extrême-droite israélien et le génocide en cours, a rappelé que ce vendredi 22 août, l’ONU a déclaré l’état de famine dans la bande de Gaza, une première au Moyen-Orient. Des dizaines d’autres bateaux partiront dimanche prochain en direction de Gaza. Si la France Insoumise avait été au gouvernement elle aurait soutenu le « Handala » et fait escorter les flotilles de la Paix par la Marine nationale.
Amal Bentounsi, fondatrice du collectif « Urgence notre police assassine » a rappelé les terribles statistiques: 80% des jeunes hommes perçus comme noirs ou arabes en France disent avoir été contrôlés par la police au moins une fois en cinq ans et qu’il ont ainsi vingt fois plus de risques d’être contrôlés. « Un système qui brise la confiance entre citoyens et institutions : un racisme structurel auquel il est plus que jamais nécessaire de mettre un terme. Les mêmes logiques de domination traversent les continents, en Palestine, au Congo, en Kanaky, ce sont encore les héritages du colonialisme. » Les citoyen-nes ne sont pas des bandits, l’Etat doit être à leur service. Elle donne rendez-vous le 10 septembre pour une mobilisation d’ampleur, ainsi que le 16 novembre, pour faire peuple contre la guerre et l’état de guerre, à la date des vingt ans des émeutes, et des sept ans des gilets jaunes.
La militante antiraciste a alors porté un message d’amour, contre la violence : « Choisir l’amour, c’est refuser que certaines vies valent moins que d’autres, refuser la peur comme principe d’organisation de la société« . Elle a terminée son intervention par un poème dédié à la Palestine.
Mathilde Panot, présidente du groupe LFI-NFP à l’Assemblée nationale a mis en lumière les faits : « le pouvoir a peur de nous ! Ils ont peur d’un mouvement politique qui tient bon sur ses principes et qui ne recule jamais ! » Et alors que LFI soutenait dès le premier jour le mouvement des Gilets jaunes le 17 novembre 2018, ça le sera encore une fois pour le 10 septembre, et d’autant plus cette année ! Contre le chaos des macronistes, qu’ils osent appeler « stabilité ». « La stabilité, c’est le même refrain que les libéraux allemands en 1932, alors qu’ils avaient été lourdement défaits aux élections et qu’ils s’accrochaient au pouvoir avant de faire la courte-échelle aux nazis ».
Manon Aubry, vice-Présidente des groupes de gauche européenne au parlement européen était entourée de député-es de Suède, d’Allemagne, de Belgique pour animer la conférence-débat sur l’Union européenne et ses dérives de casse sociale, d’alignement sur les exigences du grand patronat et de soumission aux USA. Et les combats des député-es « radicaux » contre cette violence institutionnelle et pour faire entendre la voix des peuples européens.
Dans la métallurgie ou le ferroviaire et les autres secteurs d’activités: le 10 septembre, toutes et tous en grève !
Sur la grande scène, Gaëtan Lecocq, secrétaire général CGT d’Arcelor Mittal Dunkerque a remercié le mouvement Insoumis pour son implication depuis septembre 2024 dans la lutte contre la liquidation d’Arcelor Mittal par les financiers et l’État français qui ont mis en pause tous les projets de décarbonation de l’acier: « Moi, je représente des familles, pas des travailleurs. Parce que si demain, le travailleur ou la travailleuse perd son travail, c’est l’ensemble de sa famille qui va en subir les conséquences. Qui fabrique les richesses dans le monde du travail ? C’est les travailleurs et travailleuses ! » Il a précisé : « On peut faire du métal sans Mittal. Nationaliser, c’est possible. Monsieur Mittal est un banquier, Monsieur Mittal n’est pas un industriel. Qu’il dégage, qu’il nous rende notre travail, notre savoir-faire. Il est venu en France tout simplement pour piller notre savoir-faire, le délocaliser en Inde, au Brésil. On n’a pas besoin de lui pour faire de l’acier : qu’il dégage ! »
Fabien Villedieu, le secrétaire fédéral SUD Rail, a rappelé que le service public était le seul bien qu’avaient les pauvres, avant de lancer un message d’espoir : « Si vous pensez que vous pouvez gagner, vous êtes inarrêtables ! … La grève générale n’est pas un gros mot. Il faut faire cette grève générale contre cette purge sociale, qui va bloquer nos salaires, bloquer nos pensions, qui va matraquer les chômeurs, s’attaquer à la sécurité sociale ».
Atteintes sans précédents aux conquis sociaux et poursuite des cadeaux au grand patronat
Le député des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard, coordinateur national de la France Insoumise, a constaté : « Il n’y a pas une université d’été en France où il y a autant de diversité de points de vue, d’apports, de diversité de profils » soulignant aussi le succès des « Amfis jeunes »
qui ont réuni près de 600 jeunes Insoumis. Et de poursuivre : « Pour la rentrée, c’est bien une année noire pour le pouvoir d’achat, pour les services publics, pour l’écologie qu’a annoncée Bayrou. Son plan repose trois fois plus sur les 5% les plus pauvres plutôt que sur les plus riches, c’est 120€ de moins pour les retraités, 100€ en moins pour les allocataires du RSA, 150€ en moins pour les allocataires de l’allocation adulte handicapé ». Et l’ajout de jours de carences, l’augmentation de la franchise médicale, suppression de deux jours fériés. Les politiques des macronistes vont encore une fois accentuer la pauvreté dans le pays. « Le réel en France, c’est un record de pauvreté depuis trente ans, c’est 650 000 personnes qui ont basculé dans la pauvreté en 2023, c’est 30% des français et français qui ont renoncé à des soins à cause de difficultés financières, c’est un record d’inégalités jamais atteint depuis les années 70, c’est la France qui brûle sous l’effet du changement climatique… L’idéologie ultra-libérale de ce pouvoir maintient une politique économique alors qu’elle nous mène dans le mur, contre des millions de manifestants qui refusent la réforme des retraites, contre des milliers et des milliers d’électrices et d’électeurs qui veulent les chasser du pouvoir ». Dès le 8 septembre après le discours de Bayrou devant l’Assemblée : la France Insoumise votera la censure et non pas la confiance demandée par ce Gouvernement illégitime.
Les échéances électorales
Pour les élections municipales LFI prend comme référence la Commune de Paris de 1871 qui était « la forme politique enfin trouvée qui permet de réaliser l’émancipation économique du travail ». Et les intervenants des conférences de rappeler les initiatives des mairies qui ont permis de véritables avancées sociales : les bibliothèques municipales, les cantines scolaires, les politiques de solidarités nées d’initiatives ouvrières ou communales.
Aujourd’hui, partout où il le pourra localement, dans la continuité du programme de la France Insoumise l’Avenir en commun, le mouvement insoumis cherchera à Instaurer notamment le référendum d’initiative citoyenne et les assemblées citoyennes, réaliser la planification écologique, garantir le droit au logement pour toutes et tous, interdire l’épandage des pesticides et promouvoir une agriculture respectueuse de la santé de la population et de l’environnement, mettre en place des politiques de lutte contre le racisme, faire vivre la solidarité internationale…(voir les déclinaisons locales pour les municipales 2026)
Au final: Insoumission, liberté de pensée, Mélenchon, un autre monde est possible…
Au final voici quelques appréciations personnelles : « Mélenchon parle fort » (un peu effectivement car il est déficient auditif d’une oreille), « Mélenchon a des yeux globuleux » (possible car l’hyperthyroïdie frappe nombre de personnes), « Mélenchon est un autocrate-autoritaire » (à voir le nombre d’autres plus jeunes dirigeant-es à ses côtés qui assurent la relève, les discussions qui ont lieu, et le nombre important de personnes qui constitue LFI on en est loin), « Mélenchon est un extrémiste » (comme si être fidèle aux engagements pris devant les électeurs, ne pas retourner sa veste ni se soumettre au diktat idéologique libéral du patronat et des gouvernements était de l’extrémisme)
Nous n’avons de leçon a donner à personne, simplement nous appelons chacun-e a faire un pas de côté, à adopter une position de défense intellectuelle face au rouleau compresseur quotidien des médias (ceux qui isolent des images ou propos du contexte d’un reportage, ceux qui inventent de toute pièce des faits inexistants, ceux qui jettent l’anathème contre ceux qui ont le tort de ne pas se coucher devant leur idéologie, ces pseudo élites qui vomissent le peuple) qui travestissent la réalité tant sociale que des positions et actions de la France Insoumise et de ses portes-paroles.
Nous incitons à aller chercher d’autres sources d’informations, d’aller à la source, de se rendre par exemple sur les sites internet LFI pour voir leur démarches, leurs propositions, leurs actions, leur fonctionnement et organisation ou à rencontrer des militant-es. A adopter une position d’esprit libre sans a-priori ni sectarisme, de simple curiosité pour se réapproprier un espace de liberté mentale et intellectuelle. Oui un autre monde est possible, a nous de le construire.
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à découvrir aussi:
. le simulateur d’impôts de LFI
. le simulateur d’héritage de LFI
. le chiffrage du programme de LFI
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