21 janvier 1793: la fin effective de la monarchie de droit divin 

la fin effective de la monarchie de droit divin, naissance de la RépubliqueCe n’est pas la violence qui est célébrée, mais la naissance effective de la République proclamée le 21 septembre 1792. La représentation nationale décida de juger Louis XVI. Il n’avait cessé au fur et à mesure que se développait la Révolution de l’entraver et de conspirer pour restaurer l’Ancien Régime. Il fut jugé par la Convention nationale, dans un procès exemplaire, comme jamais auparavant sous la monarchie, avec 3 avocats pour le défendre, un vote nominal des députés tant sur la culpabilité que sur la peine.

Allocution de la Libre Pensée au repas célébrant ce jour 

La Libre Pensée n’est pas une association de commémoration historique mais elle relie les luttes du passé et du présent pour l’Émancipation humaine, contre les cléricalismes et les pouvoirs oppressifs.

On peut trouver singulier qu’une association dont les membres sont profondément opposés à la peine de mort organise chaque année des repas pour l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI.

Ce n’est pas la violence qui est célébrée, mais la naissance effective de la République proclamée le 21 septembre 1792.

inégalités ou quand une caste et des privilégiés s'accaparent le pouvoir sur le dos du peupleLa représentation nationale décida de juger Louis XVI. Il n’avait cessé au fur et à mesure que se développait la Révolution de l’entraver et de conspirer pour restaurer l’Ancien Régime. Il fut jugé par la Convention nationale, dans un procès exemplaire, comme jamais auparavant sous la monarchie, avec 3 avocats pour le défendre, un vote nominal des députés tant sur la culpabilité que sur la peine.

Ceux qui aujourd’hui crachent sur ce procès, sa sentence et les révolutionnaires ne se font guère entendre concernant les cours spéciales du régime de Vichy, et plus récemment sur les jugements en comparution immédiate des Gilets jaunes ou sur la violence d’État contre les manifestations de défenseurs de la Nature, les gardes à vue et condamnations de militants dénonçant le génocide des Palestiniens, tel le Secrétaire de l’UD CGT du Nord pour ne citer qu’un exemple.

Ce procès mit fin une dualité qui ne pouvait perdurer : soit la monarchie absolue, de droit divin, serait restaurée, soit le peuple devenait en droit le seul souverain, par son propre choix, Dieu n’ayant plus rien à y voir ni à y faire, n’en déplaise à l’Église catholique qui se prétendait son fondé de pouvoir, fort intéressée au rôle et à la prospérité que cela lui procurait.

Le 21 janvier 1793, c’est en quelque sorte la monarchie de droit divin qui a été envoyée sur l’échafaud. Un changement radical est parfois nécessaire pour créer un avenir meilleur, en faveur de la démocratie et de la justice sociale, fondées sur les principes de liberté, d’égalité, et de fraternité.

Oppression monarchique, privilèges des uns, aristocratie et haut clergé , misère des autres, famines jalonnant les siècles, entraves corporatistes aux progrès du commerce et de l’industrie, banqueroute d’un État pillé par la famille royale et la caste de ses affidés, violence des oppresseurs… ce sont là les causes de la Révolution et c’est la Révolution qui a fait naître l’espoir d’un monde nouveau, qui en a jeté les bases, affirmé les principes : Liberté, égalité, fraternité.

L’exécution du Roi, fut une étape du processus « Révolution ». Elle a séparé la loi divine de la loi humaine. C’est ainsi que la Convention, a mis un terme définitif au monde où cette séparation était impensable. Cela a rendu possible toutes les autres séparations, et notamment celle de la loi de 1905, cela a ouvert la voie à la liberté politique, la liberté de pensée, et à la conquête des libertés individuelles.

Ce fut aussi l’affirmation que chacun, y compris le plus haut placé dans la société, le roi, est tenu responsable de ses actes.

Pourquoi cet évènement est-il si important tant d’années plus tard ?

Tant qu’il se trouvera des gens pour croire que l’État leur appartient, des gens qui penseront que la loi est faite pour les pauvres, des gens dont les rêves sont les cauchemars du peuple, la Libre Pensée n’en finira jamais de leur rappeler ce jour du 21 janvier 1793 qui ne cesse de les démentir.

En 2026, nous atteignons un point où la démocratie encamisolée par la Vème république n’a jamais autant ressemblé à la monarchie d’alors, avec un Parlement en théâtre de marionnettes et en chambre d’enregistrement des lois gouvernementales malgré des députés qui respectent leur mandat tandis que d’autres se font les instruments des pires régressions sociales et démocratiques, telle les lois antigrèves ou la loi de Caroline Yadan qui veut sanctionner toute critique du sionisme, du génocide à Gaza.

Le pouvoir en place est absolu, fanatisé, sans principes, sans limites, sans culture et n’a pas d’autre boussole que la destruction systématique de ce qui reste de cadre républicain, laïque, démocratique et social dans notre pays.

La diffamation de ses opposants, le travestissement de la vérité et la répression sont ses seuls outils. La liste écœurante des scandales de corruption et de complicité dans les affaires de violences et violences sexuelles perpétrées dans les établissements confessionnels notamment s’accroît de jour en jour.

Le pouvoir actuel pratique la collaboration avec des régimes fascistes, génocidaires, piétinant le droit national et international, la collaboration avec des dirigeants qui pensent que leur pays leur appartient mais qui pensent également que le monde leur appartient et qui bafouent à coups d’obus la souveraineté des peuples.

Nous ne sommes pas les seuls à faire usage du passé révolutionnaire.

Certains n’hésitent pas à transformer l’évocation du passé en ressource identitaire.

Les 21 janvier sont célébrées des messes en la mémoire du « Roi, de sa famille et des victimes de la Révolution française » et y participent royalistes, légitimistes, traditionalistes, nostalgiques de tout ce que rejette la Libre Pensée.

La Révolution française a brisé le Régime de droit divin pour établir l’Égalité des Citoyens devant la loi. La Révolution française a ouvert le chemin de la Laïcité et de la Séparation des Églises et de l’État

Oui, n’en déplaise à la Macronie et au régime quasi royal de la Ve République comme aux nostalgiques de la Royauté, tous ennemis du progrès et de la justice sociale, la soif de rupture ne fait que croître et elle transcende les frontières, les langues, les cultures et les habitudes.

Partout, les peuples exigent un nouveau paradigme dans lequel ils ne seront ni chair à canon ni chair à patron.

Il y a peu aux États-Unis, 7 millions de personnes envahissaient les avenues et scandaient « NO KING ». Le 7 janvier un officier de la police fasciste anti-immigration de Trump appelée ICE, qui traque et martyrise les migrants, a assassiné une militante de 37 ans les observant en train d’effectuer leur dégoûtante besogne. Des centaines de milliers d’Américains ont repris la rue depuis et dénoncent ce crime et le positionnement de l’administration Trump

Les Iraniens ont également pris possession de l’espace public et réclament la « mort du dictateur » malgré la terrible répression.

Si toutes les révoltes populaires n’ont pas mené leurs participants à l’émancipation, force est de constater en revanche qu’aucun progrès, aucune libération ne se fait avec le consentement des bourreaux.

La Libre Pensée appelle à se souvenir du 21 janvier 1793 et de tous les Banquets ultérieurs qui ont réuni les défenseurs des libertés démocratiques, pour une pensée libre, dégagée du carcan des interdits religieux, des vérités révélées, des dogmes et aujourd’hui de la propagande des médias appartenant aux milliardaires réactionnaires.

Ni dieu, ni maître ! À bas la Calotte ! Et vive la Sociale !

Le 24 janvier 2026

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